
Transformation des systèmes alimentaires par l’agroécologie reconnue lors de la COP28
Bien qu’il n’y ait eu aucune négociation sur les systèmes alimentaires pendant la COP28, il est important de noter que la Déclaration sur l’agriculture durable, les systèmes alimentaires résilients et l’action climatique a été signée par plus de 150 parties, d’une part, et d’autre part la feuille de route pour éradiquer la faim dans le monde sans dépasser 1,5 Degrés de réchauffement climatique a été lancé par la FAO le 10 décembre à Dubaï.
Ces deux résultats obtenus au cours de la COP28 placent la transformation des systèmes alimentaires par l’agroécologie au cœur du débat. C’était le souhait de nombreux acteurs qui participaient à la COP28, dont le Service d’Appui aux initiatives locales de développement (Saild). Saild, avec ses partenaires, dont une vingtaine d’ONG dans le réseau de promotion de l’agroécologie au Cameroun (NEPAC), s’est joint à d’autres organisations de la société civile présentes à Dubaï pour souligner la nécessité de prendre en compte la transformation des systèmes alimentaires dans la lutte contre le changement climatique. ‘Nous espérons que les gouvernements et autres décideurs politiques accorderont une place importante à l’agroécologie dans les résolutions de la COP28’ ; Ce sont les mots utilisés par Rodrigue Kouang pour souligner les attentes de Saild à l’égard de cette conférence des parties sur le changement climatique, dans une interview avec AgroEcology Coalition.

Au cours de la journée consacrée à l’alimentation, à l’agriculture et à l’eau à la COP28, Saild a participé à une demi-douzaine d’événements consacrés aux échanges sur l’agroécologie et le climat. Il est clair que l’agroécologie dans ses trois dimensions (pratiques, sciences et mouvements sociaux) a le potentiel d’apporter une contribution significative à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique. Mais pour que ce potentiel soit réalisé, plusieurs intervenants ont mentionné un certain nombre de conditions à respecter : l’investissement dans les producteurs au niveau local, l’investissement dans l’éducation à tous les niveaux et les politiques publiques appropriées, y compris les incitations. Ces trois principales conditions avaient déjà été reprises dans la stratégie de promotion de l’agroécologie mise en œuvre par le NEPAC, qui s’est positionnée comme un acteur majeur en faveur de la transition agroécologique au Cameroun.
