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Élargir l’horizon : agroécologie dans la zone sahélienne

Alors que les marchés locaux fleurissent dans le sud, le réseau de promotion de l’agroécologie au Cameroun (REPAC) étend stratégiquement sa portée aux tronçons nord du pays. Les 12 et 13 mars 2025, un atelier pivot a eu lieu à Maroua, réunissant plus de trente acteurs clés des régions du Nord et de l’Extrême-Nord pour établir les fondements de l’agroécologie dans la zone sahélienne.

Unifier un paysage fragmenté

L’expansion au Sahel aborde un écart critique identifié par Saild en 2022. La cartographie précédente a montré que si de nombreux acteurs faisaient la promotion de pratiques durables, ils travaillaient souvent isolément, entraînant une énergie dispersée et des zones d’intervention qui se chevauchaient. En rassemblant des producteurs, la société civile et des responsables administratifs à Maroua, REPAC crée un front unifié.

Priorités sahéliennes et plan d’action

L’atelier a identifié plusieurs besoins urgents adaptés aux défis uniques du Sahel :

Sensibilisation & Éducation : Accroître la compréhension du public des concepts agroécologiques pour favoriser une conscience environnementale collective.

Accès au marché : Identifier les points de vente et les chaînes de valeur fiables des produits agroécologiques afin d’assurer un revenu équitable aux producteurs.

Documentation technique : Produire et distribuer des guides techniques ‘meilleures pratiques’ adaptés aux climats sahéliens.

Synergie académique : Développer des partenariats avec des écoles agricoles locales pour former la prochaine génération d’agriculteurs.

Louis Nkembi, vice-président de REPAC, a souligné que cette initiative régionale ne se limite pas à la nourriture ; Il s’agit d’assurer des ‘revenus stables et équitables’ pour les petits exploitants confrontés à des conditions de production difficiles.

REPAC maintient le cap : plaidoyer stratégique et politique nationale

En plus de l’expansion régionale, le réseau poursuit son plaidoyer de haut niveau. Du 9 au 11 avril 2025, REPAC a tenu sa première assemblée générale de l’année à Kribi pour solidifier son plan opérationnel et influencer les cadres environnementaux nationaux.

Renforcer le réseau

Après deux ans de croissance, REPAC s’est imposé comme un partenaire institutionnel crédible. Cela a été récemment validé lorsque le ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) a sélectionné le réseau pour cartographier les vergers de cacao, une étape importante pour la participation de la société civile à la gestion agricole nationale.

La feuille de route 2025 : influencer la politique climatique

La mission la plus critique pour 2025 est Intégration de l’agroécologie au Camerouns Contribution révisée déterminée au niveau national (NDC). REPAC est actuellement en train de rédiger une proposition officielle pour le ministère de l’Environnement, positionnant l’agroécologie comme une solution principale pour la séquestration du carbone et la résilience climatique.

Un mouvement en pleine croissance

Le parcours de l’atelier de Maroua à l’Assemblée de Kribi confirme que l’agroécologie est un mouvement à plusieurs niveaux. Que ce soit par le biais d’étals du marché local ou de documents politiques de haut niveau, l’objectif reste le même : un système alimentaire résilient, équitable et durable pour l’ensemble du Cameroun.

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