
Le lancement de la Réseau de promotion de l’agroécologie au Cameroun (REPAC) Le 14 novembre, à Yaoundé, a marqué le point culminant d’un processus participatif passionné, qui a duré des années. Vingt organisations de la société civile se sont réunies à l’hôtel Tou’ngou pour valider une charte et établir un cadre formel pour la souveraineté alimentaire et la résilience climatique.
Un parcours de collaboration
Le processus a commencé en 2022 avec une plongée profonde dans l’état de l’agroécologie au Cameroun. Animés par Saild, les parties prenantes ont réalisé que si beaucoup promouvaient une agriculture durable, leurs efforts étaient dispersés. ‘Au cours du développement de la stratégie, nous nous sommes demandé comment la mettre en œuvre efficacement’, explique Kizito Sone, assistant du projet Développer l’agroécologie pour renforcer la sécurité alimentaire et la diversité dans le bassin du Congo. Ce projet, soutenu par la Fondation Full Circle, a fourni le cadre nécessaire pour passer d’une vision partagée à une institution formelle.

Gouvernance et leadership partagé
À 12 h 30, ce jour-là, une équipe de direction consensuelle a été créée pour guider le réseau.s mission :
- Présidence : Défenseurs du développement vert (GDA)
- Vice-présidence : Fondation pour l’environnement et le développement rural (ERUDEF)
- Secrétariat technique (organe exécutif) : voile
Mise à l’échelle et reconnaissance institutionnelle
Depuis sa création, REPAC est passé d’une idée naissante à un partenaire institutionnel crédible. Une étape importante a été sa sélection par le ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) pour cartographier les vergers de cacao, un signal fort que la société civiles L’expertise est désormais intégrée dans la gestion agricole nationale.
La feuille de route 2025 : influencer la politique climatique
La priorité actuelle est Intégration de l’agroécologie au Camerouns Contribution révisée déterminée au niveau national (NDC). REPAC finalise une proposition officielle pour le ministère de l’Environnement, positionnant les pratiques agroécologiques comme solutions clés pour la séquestration du carbone et l’adaptation au climat dirigée par la communauté.
Un mouvement en pleine croissance
Le voyage de l’Assemblée constitutive à Yaoundé aux récentes extensions de Maroua et Kribi confirme que l’agroécologie est un mouvement à plusieurs niveaux. Que ce soit par le biais d’étals de marché local ou de plaidoyer politique de haut niveau, l’objectif reste inchangé : un système alimentaire résilient et équitable pour tout le Cameroun.
